vendredi 29 novembre 2013

SAFRAN : Retraite ‘’chapeau’’ pour les hauts dirigeants du Groupe. Simplement scandaleux !


Retraite ‘’chapeau’’ pour les hauts dirigeants du Groupe.
Simplement scandaleux !


De quoi parle t-on ?

Une retraite-chapeau est une retraite financée intégralement par l'entreprise elle est exonérée de cotisations sociales et de CSG. Le montant des pensions est garanti sur la base des trois derniers salaires (primes comprises).Ce n’est pas un capital que l’entreprise verse, d’un seul coup, au départ du dirigeant/cadre. C’est une sorte de rente, versée à partir du moment où la personne touche sa pension du régime de base. Son montant est fixé à l’avance (forfait, pourcentage du salaire en fin de carrière…).

Conseil d’administration Safran

Malgré l’opposition des 2 administrateurs salariés, la Direction Générale a fait valider par le Conseil d’administration de SAFRAN un dispositif de retraite supplémentaire, appelée communément « retraite chapeau », pour les cadres hors-statut de SAFRAN, soit environ 380 directeurs.

Pourtant rejeté par l’Assemblée Générale SAFRAN de mai 2012  le projet est remis sur la table 18 mois après !

Les 3 raisons invoquées par la Direction Générale SAFRAN

  • D’autres entreprises du CAC 40 le font déjà !
 
Cela conduit à des inepties : la cohésion sociale, et finalement l’efficacité globale de notre Groupe, vont être sérieusement mises à mal ! Que dire de la valeur d’exemplarité  et des valeurs prônées par le Groupe ?

Les salariés suivront–ils aveuglément les consignes données par des dirigeants qui piochent copieusement dans la caisse pour leur propre intérêt?

  •  Par une pension de retraite plus élevée, inciter au départ certains ‘dirigeants qui s’accrochent à leur poste alors leurs conditions de liquidation de  retraite sont réunies.

Pendant ce temps, SAFRAN et les sociétés du Groupe prennent  moins de précautions pour les salariés  et continuent à gérer la fin de carrières à coup de ruptures conventionnelles avec passage par la case ‘Pole Emploi’ (aux frais de la collectivité) !

  •   Favoriser la venue à SAFRAN de ‘’hauts potentiels’’, qui seraient indispensables au développement du Groupe et pour lesquels les conditions actuelles offertes par SAFRAN seraient ‘insuffisamment attractives’…

De qui se moque t-on ? Nous doutons fortement que la motivation essentiellement pécuniaire  soit source d’efficacité et de cohésion! De vrais « hauts potentiels », il y en a certainement au sein du groupe SAFRAN qui ne demandent qu’à accéder aux postes de direction !
 
Au final, pour quelques privilégiés, un coût énorme sur le dos des salariés

Le système doit théoriquement bénéficier à environ 380 cadres dirigeants. Tout cela coûtera plusieurs millions d’Euros par an.
 
   Une injustice intolérable !
Dans le même temps la Direction générale SAFRAN :
 
  • refuse d’allouer 1 million d’Euros à l’abondement du PERCO (ce qui permettrai de  le ramener au niveau de 2012)
 
  •  refuse de discuter, comme l’a demandé la CFE-CGC, des conditions d’extension de la retraite ARIAL  aux autres catégories socio professionnelles alors qu’elle est aujourd’hui réservée aux ingénieurs et cadres.
 
Dans la gestion des régimes de retraite, les représentants du MEDEF prônent une certaine rigueur, qui se traduit notamment par des efforts demandés aux salariés et retraités : Il faut accepter un allongement des durées de cotisation et une baisse du montant des retraites.
 Il est anormal que certains privilégiés s’en dédouanent aux frais de tous les salariés car cela aura notamment un effet à la baisse sur la participation et l’intéressement. Où est l’exemplarité ?
On peut ajouter que le dispositif assure une retraite proportionnelle au  salaire de fin de carrière. Ce mécanisme très décrié par le MEDEF pour les  fonctionnaires semble ne poser aucun problème à nos dirigeants quand ils décident de se l’appliquer à eux-mêmes.
 
La nouvelle devise du Groupe pourrait être :
«  Faites ce que je vous dis mais ne regardez pas ce que je fais … »
 
 Le Conseil d’administration a été amené à donner un avis alors que tous les éléments d’analyse n’ont pas été présentés. Mode de gouvernance proprement inadmissible !
 
Ce coup de couteau dans le pacte social SAFRAN doit tous nous interroger. La Direction Générale SAFRAN doit remettre les pieds sur terre et ranger son projet au placard !
 La Direction Générale de Snecma réunit un Comité Central d’Entreprise extraordinaire le lundi 2 décembre 2013 à 14heures .Ce sujet est inscrit à l’ordre du jour
Accord Technicien, et ça continue !
 
Nous avons encore trouvé 4 procédures pour lesquelles il est  fait mention de dispositions  qui ne sont pas conformes à l’accord technicien.
·         DES-0049     Recueil du groupe industriel DMS
·         ILS-0409       Filières promotionnelles
·         PRO-0287     Promotions et augmentations individuelles
·         PRO-0300     Promotion au statut cadre
 
Si la Direction des Ressources Humaines  a besoin de conseil en Qualité qu’elle fasse  appel à la CFE-CGC nous l’aiderons mais nous souhaiterions un peu plus de rigueur sur l’application des accords signés, tout le monde s’en portera mieux.
 
Négociations sur l’évolution de carrière des cadres
La CFE-CGC demande à la Direction Générale Snecma de respecter ses engagements et de d’ouvrir avant la fin de l’année, comme elle s’y est engagée et comme elle l’a communiqué,  des négociations sur l’évolution de carrière des cadres.

 


 









 

mardi 26 novembre 2013

SAFRAN : Retraites ‘’chapeau’’ pour les hauts dirigeants


Malgré l’opposition des 2 administrateurs salariés, le Direction Générale a fait valider par le Conseil d’administration de SAFRAN un dispositif de retraite supplémentaire à prestations définies pour les cadres hors-statut de SAFRAN, soit environ 380 directeurs.

Pourtant rejeté par l’Assemblée Générale SAFRAN de mai 2012 - la CFE-CGC  était intervenue lors de l’AG pour le dénoncer – le projet est remis sur la table 18 mois après !

Les 3 raisons invoquées par la DG sont ‘bidon’

1.      D’autres entreprises du CAC 40 le font déjà !

Avis CFE-CGC : comme si un  ‘benchmark’ pouvait dispenser de raisonner dans le contexte propre de SAFRAN et forçait à se comporter en ’mouton de Panurge’. Cela conduit à des inepties : la cohésion sociale, et finalement l’efficacité globale de notre Groupe, vont être sérieusement mises à mal !

2.      Inciter, par une pension de retraite plus élevée, certains ‘’hauts salaires’’ qui s’accrochent à leur poste à partir dès que leurs conditions de liquidation de  retraite sont réunies,

Avis CFE-CGC : Pourquoi des directeurs, à qui SAFRAN a permis une belle carrière et un haut niveau de rémunération, n’admettent-ils pas par eux-mêmes qu’il est juste  de favoriser le renouvellement des générations. Pure cupidité ? Pendant ce temps, SAFRAN prend moins de précautions et continue à gérer la fin de carrières de trop nombreux salariés à coup de ruptures conventionnelles avec passage par la case ‘Pole Emploi’ (aux frais de la collectivité) !
 
3.      favoriser la venue à SAFRAN de ‘’hauts potentiels’’, qui seraient indispensables au développement du Groupe et pour lesquels les conditions offertes par SAFRAN seraient ‘insuffisamment attractives’

Avis CFE-CGC : Ceux qui font passer des rémunérations et avantages excessifs  devant l’intérêt des postes et la carrière professionnelle que peut offrir SAFRAN sont des mercenaires. Nous doutons fortement que leur motivation soit source d’efficacité et de cohésion dans la durée ! Alors, bon vent ! Des vrais « hauts potentiels », il y en a certainement au sein de SAFRAN !

Un coût énorme sur le dos de tous les salariés

Le système doit théoriquement bénéficier à environ 380 cadres dirigeants. En pratique, il va surtout profiter à une vingtaine d’entre eux  qui vont se partager 90% du bénéfice du système, les autres se partageant les miettes.

Tout cela coûtera plusieurs millions d’Euros par an et nécessitera que SAFRAN provisionne plusieurs dizaines de millions d’euros en 2013 !

Une injustice intolérable et une erreur de gouvernance SAFRAN

Dans le même temps, la DG refuse d’allouer 1 million d’Euros à l’abondement du PERCO (ce qui serait simplement le ramener au niveau de 2012) et elle refuse de discuter, comme l’a demandé la CFE-CGC, des conditions d’extension de la retraite ARIAL aujourd’hui réservée aux ingénieurs et cadres positionnés.

§      Dans la gestion des régimes de retraite, les représentants du MEDEF prônent une certaine rigueur, qui se traduit notamment par des efforts demandés aux salariés et retraités : Il faut accepter des baisses de retraite. Il est troublant de constater que certains s’en protègent aux frais de tous (cela aura notamment un effet à la baisse sur la participation et l’intéressement). Où est l’exemplarité ?

On peut ajouter que le dispositif assure une retraite proportionnelle au  salaire de fin de carrière. Ce mécanisme très décrié par le MEDEF pour les  fonctionnaires semble ne poser aucun problème pour se l’appliquer à soi-même…

§      Le Conseil d’administration a été amené à donner un avis alors que tous les éléments d’analyse n’ont pas été présentés. Mode de gouvernance proprement inadmissible !

§      Et que dire de l’Etat qui approuve ce système et accepte finalement qu’une grande part du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) qu’il va verser à SAFRAN finance une retraite chapeau pour quelques hauts dirigeants !

Ce coup de canif supplémentaire dans le pacte social SAFRAN doit tous nous interroger. Pour la CFE-CGC, la cohésion sociale de SAFRAN est en danger. La DG doit remettre rapidement les pieds sur terre et ranger son projet au placard !

jeudi 14 novembre 2013

Snecma-Accord Techniciens La suite...


CFE-CGC Snecma


La Direction des Ressources Humaines a publié pendant la période estivale une évolution de  la procédure PRO-0301 «  promotion au niveau 6 ». Date d’application 26/08/2013 …
Suite à cette publication la CFE CGC a rencontré la Direction Générale le 18 septembre  pour lui demander de supprimer cette procédure qui n’a plus lieu d’être, ce qui a été fait le 10 octobre.
Depuis la signature de l’accord technicien la promotion au niveau 6 est désormais similaire aux autres coefficients c’est-à-dire que celle-ci se fait sur simple proposition hiérarchique.
 
à  Il n’y a plus de commission  de passage ni de dossier à monter.
 
La CFE-CGC a évoqué le cas particulier de techniciens  qui ont été promus au coefficient 385 lors de la campagne du 1er semestre  alors qu’ils étaient inscrits dans le processus de passage niveau 6 .
 
Des techniciens « mal promus » au coefficient 385  qui se sont manifestés auprès de notre organisation syndicale ont vu leurs cas réexaminés et bénéficieront d’une promotion au coefficient 405 lors du second train d’augmentation. Deux promotions dans l’année il fallait bien ça pour réparer une injustice flagrante. Mais nous savons qu’il reste d’autres cas à traiter pour l’an prochain
 
La commission de suivi de l’accord technicien s’est réunie le 13 novembre en présence des organisations signataires (CFE-CGC & CFDT) pour un bilan qui n’intègre pas encore les mesures du 2e semestre.
 
En 2012
505 promotions techniciens dont 61 passages niveau 6
Taux de promotion : 13,7%
En 2013 premier semestre uniquement
545 promotions de techniciens dont 107 passages niveau 6
Taux de promotion : 14,5%
 
Compte tenu de ces premiers résultats qui seront améliorés avec les mesures du  2e semestre nous pouvons dès aujourd’hui affirmer que l’accord apporte  une réelle fluidité dans l’évolution de carrière des techniciens
 

Tous les coefficients 395 sont bien passés systématiquement au coefficient 405 au 1er mars. Cela ne doit pas être considéré comme une promotion et ne doit pas empêcher un passage au coefficient 425 l’année prochaine. 

Les mesures salariales du second semestre seront annoncées le : vendredi 22 novembre

 
N’hésitez pas à contacter un représentant de la CFE-CGC si vous rencontrez
des difficultés.
 


 

vendredi 20 septembre 2013

CFE-CGC groupe SAFRAN-Pour une croissance durable de SAFRAN

Septembre 2013

Les bons résultats du 1er semestre 2013 :

  •    Chiffre d’affaires : + 10% par rapport au 1er semestre 2012, traduisant des positions commerciales solides de Safran sur des marchés globalement porteurs, même si le secteur des hélicoptères et celui de la défense semblent offrir moins de perspectives de développement à court terme.

  •    Résultat opérationnel + 23%, soit 12% du CA (10,6% au 1er semestre 2012 et 10,8% pour l’exercice 2012)

  •    Résultat net : + 59% (y compris la plus-value de 131 M€ due à la cession de 12,5% du capital d’Ingénico).

La publication de ces chiffres, après ceux de 2012 déjà qualifiés de « record » par la DG Safran, est l’occasion de vous livrer notre analyse de la situation, des points forts mais également de fragilités qui se révèlent selon nous, et qui pourraient avoir des conséquences négatives.

CFE-CGC : Il faut développer encore et toujours la high-tech SAFRAN !

La première force de Safran est la compétence et l’expérience de ses salariés qui possèdent une palette de compétences high-tech très large, de l’énergétique aux matériaux, en passant par l’électronique et le logiciel, etc.

Safran a acquis des positions commerciales fortes sur des marchés concurrentiels difficiles dans l’aéronautique, la défense et la sécurité grâce au développement de produits et systèmes complets et optimisés.

La CFE-CGC, soutiendra toujours une politique d’investissement ambitieuse, dont notre Groupe a les moyens financiers, pour :

  •    renouveler nos gammes de produits et maintenir les positions Safran dans nos 3 secteurs d’activité : moteurs Leap, turbines, avionique et équipements optroniques pour hélico, équipements et systèmes pour l’A350, amélioration des techniques biométriques, propulsion spatiale, viseurs optroniques …

  •   pour positionner notre savoir-faire sur d’autres débouchés dans nos secteurs actuels : green-taxiing, turbopropulseurs, avion plus électrique, systèmes de navigation inertielle pour l’aéronautique civile, synergies défense-sécurité …

La CFE-CGC soutient également que nos compétences soient davantage appliquées à d’autres domaines. Cela permettrait notamment de se protéger d’une faiblesse des marchés de défense et d’un toujours possible retournement du cycle aéronautique. Par exemple, les activités dans le domaine des piles à combustible et la conclusion récente d’un accord de coopération avec Valeo (applications d’automatisation de conduite automobile) vont dans le bon sens. La valorisation de notre savoir-faire dans de nouveaux débouchés doit être poursuivie.

SAFRAN peut, et doit, être une des locomotives de l’industrie française. C’est l’ensemble de ces investissements dans nos métiers high-tech qui assurera l’avenir de Safran en maintenant son leadership et « sécuriseront » la bonne santé de l’entreprise et nos emplois de demain.

Une constitution des comptes très critiquable

Les résultats présentés par la direction financière intègrent une part, selon nous trop forte, d’activation des dépenses de développement.

Pour illustrer simplement, considérons un processus sur 2 périodes. La 1ère période (développement), on dépense 10€ en développement d’un programme donné, dont on attend 35€ de recette sur la 2ème période, pour 20€ de dépenses production + support. Un bénéfice final de 5€ est attendu.

Sans « activation », l’effet sur le résultat est de -10€ (développement autofinancé) sur la 1ère période et de +15€ sur la seconde (35€ - 20€). Il faut attendre le cours de la 2ème période pour commencer à « tirer » les 5€ de bénéfice du programme.

« L’activation » consiste à amortir les dépenses de développement sur la période future de production Cela augmente donc le résultat de la 1ère période de 10€. Si les recettes attendues au regard de la dépense initiale se réalisent comme prévu, on aura juste reporté à plus tard la prise en compte des dépenses.

Mais si un aléa important se produit en cours de la 2ème période, les recettes peuvent alors être inférieures aux prévisions. Le risque existe que les 5€ de résultat sur la période ne soient pas réalisés. Et en plus, une grande part ou la totalité des frais de développement restant à amortir peuvent devoir être comptabilisés d’un coup, générant une perte importante puisque pouvant atteindre 10€.

Pourtant, les comptes de la première période auront ’généré’ un résultat de 10€ qui en réalité n’existera pas, mais qui aura servi de base de distribution, un peu vers les salariés (participation -intéressement), mais surtout vers les actionnaires (dividendes en forte augmentation).

Et si ce type d’aléa survient avec pour conséquence un résultat en perte, la Direction dira qu’il faut prendre des mesures de redressement …

L’activation des comptes à Safran :

Les frais de développement immobilisés ont augmenté de 460 M€ en 2012 et de 264 M€ rien qu’au 1er semestre 2013, pour atteindre aujourd’hui un cumul de l’ordre de 2 Milliards d’€.
Ce niveau d’activation est atypique par rapport aux autres industriels de l’aéronautique.


Au printemps dernier, la CFE-CGC a sollicité la DG pour en discuter au sein des FCPE d’actionnariat salarié. La DG dit que l’activation des frais de développement représentera 1% du CA des exercices futurs (1 % du CA, c’est près de 15 % du résultat net tout de même).
Nous pensons, qu’en dépit du sérieux des « business plans », et sans vouloir être des oiseaux de mauvaise augure, il existe des risques d’aléas externes majeurs dans les 20 ans à venir (durée maximale pour amortir les frais de développement) ; par exemple une crise géostratégique impactant gravement le trafic aérien.
On a l’impression que la DG ne considère aucun risque d’aléas. C’est étonnant dans un groupe aéronautique où la gestion des risques est appliquée aux projets. Face à un risque à faible probabilité d’occurrence mais aux conséquences qui pourraient être gravissimes, la DG ne fait rien pour en anticiper les effets.
En soit, l’aléa redouté provoquerait des conséquences difficiles à gérer : baisse d’activité, de recettes …  La reprise d’activation des dépenses viendrait s’y rajouter et en aggraver les conséquences potentielles en termes de déficit. Des mesures pour sauvegarder l’entreprise, devraient alors être prises, passant peut-être par des suppressions d’emplois. C’est là le risque : accentuer une possible situation industrielle difficile future par un choix financier de court terme.
Le but n’est pas de se faire peur avec un scénario d’avenir sombre. Mais notre conviction est que la bonne santé de Safran ne justifie pas une telle prise de risque en « gonflant artificiellement » les comptes, quand bien même les normes IFRS l’autorisent.
La CFE-CGC demande de modifier les règles d’activation à Safran en en plafonnant les montants. Les actionnaires  sans lendemain s’en plaindront peut-être. Ceux qui comptent le rester pour le long terme y gagneront en final, notamment les salariés actionnaires, de même que tous les salariés.
La structure de l’actionnariat de Safran évolue
En 5 ans, l’Etat est passé de 30 à 27% du capital ; les salariés de 20 à 15%, le flottant de 50 à 58 %.
Et dans le flottant, il y a un forte montée des fonds d’investissement et de pension américains et anglais. La DG indique qu’ils sont passés en 5 ans de 13 à 40 % du capital de Safran.
Leur stratégie est typiquement de réaliser des gains à court terme (3 ans). Donc, ils demandent l’augmentation des dividendes sans se soucier du développement à long terme comme l’a déjà fait en 2012 un fonds actionnaire de Safran. La CFE-CGC avait alors dénoncé cette démarche court-termiste et à vocation spéculative.
On ferme la boucle en constatant que l’activation des frais de développement (entre autres choses) conduit à augmenter le bénéfice affiché qui est ensuite largement distribué sous forme de dividendes, contribuant à son tour à faire augmenter le cours de l’action Safran.
Et c’est ensuite l’augmentation du cours de l’action qui est pris comme un des prétextes pour justifier des dividendes encore plus élevés … c’est une fuite en avant qui ne correspond pas à notre vision.
Nous ne voulons pas confondre amélioration de la performance, gains de marchés, compétitivité avec cela. Nous ne voulons pas que cette fuite en avant se fasse au prix d’une prise de risque inacceptable pour l’avenir du Groupe et de ses salariés … au détriment de l’emploi industriel en France par des délocalisations supplémentaires… par des réorganisations pas toujours justifiées générant des suppressions de postes … par une baisse relative de la participation (en % inférieure à 2007, la CFE-CGC a refusé de signer pour cette raison) … par le refus de la direction de l’extension progressive du régime de retraite supplémentaire à tous les salariés … par la baisse du plafond global d’abondement PERCO …
Le tout alors que Safran a versé en 2012 160 M€ de dividendes aux fonds anglo-saxons (les fameux retraités américains et anglais !!!).
SAFRAN doit abandonner ce modèle hyper financier et renforcer l’actionnariat salarié
Beaucoup de capitaines d’industrie sont bien conscients de ce problème. Jean-Louis Beffa, ancien PDG de Saint-Gobain, qu’on ne peut taxer de ne pas connaître les réalités de l’industrie, a dit récemment : « On voit que le modèle hyper financier est en train d’échouer. Si on continue dans cette voie, on se fourvoie ».
Alors que l’Etat a annoncé qu’il pourrait continuer à se désengager de Safran, le développement de l’actionnariat salarié est essentiel pour défendre une stratégie de long terme durable. La CFE-CGC demande que la vente des 1,4 millions d’actions aux salariés résultant de la vente de 3% du capital par L’Etat soit faite dans des conditions de prix attractives favorisant le renforcement à long terme de l’actionnariat salarié.
La CFE-CGC aime Safran qui est une très bonne boîte, et elle est très attachée à son avenir. Elle défend la prise de risque industriel qui fait aller de l’avant. Mais, elle refuse la prise de risque financier au bénéfice court terme d’actionnaires à vocation spéculative !



Snecma-Corbeil--C’EST LA RENTREE! Mardi 17 septembre 2013

Mardi 17 septembre 2013


Déblocage exceptionnel de la Participation et de l’Intéressement… avant le 31 décembre 2013

Ce dispositif,  connu aussi sous le nom de «mesure Hollande», a fait l’objet d’une loi (loi n° 2013-561 du 28 juin 2013) publiée au Journal Officiel le 29 juin 2013. Elle autorise les épargnants, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013, à débloquer les sommes issues de la participation et de l’intéressement, investies avant le 1er janvier 2013, dans la limite d’un plafond global de 20 000 €uros nets de prélèvements sociaux, et sans pénalités fiscales.

La conclusion d’un accord Groupe Safran permet de débloquer les fonds suivants du Plan d’Epargne Groupe (P.E.G.):

  •           Safran Dynamique
  •         Safran Tréso.

 Voici les règles à respecter:

  •             La loi fixe la période de déblocage entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013
  •      Le déblocage des sommes doit se faire en une seule fois pendant cette période
  •         Les sommes débloquées doivent servir au financement de l’achat d’un bien ou de la fourniture d’un service. Le bénéficiaire n’a pas à produire de justificatifs au moment de sa demande, mais doit les tenir à disposition de l’administration fiscale en cas de contrôle ultérieur.

 Depuis le 1er juillet, vous pouvez connaître le montant de vos avoirs éligibles au déblocage exceptionnel et faire votre demande par deux moyens:

  •       soit en vous connectant sur le site www.interepargne.natixis.com – Espace Sécurisé Epargnants (rubrique «Vos opérations / Demande de remboursement – Déblocage exceptionnel»).
  •          soit par courrier en utilisant exclusivement un bulletin de déblocage exceptionnel à commander sur le Serveur Vocal Interactif (tél. 02 31 07 78 42), puis à retourner à Natixis Interépargne dûment complété et signé.
Les Conseils + de la C.F.E.-C.G.C.

  •        Par «bien», le texte de loi entend: bien durable (par opposition à bien de consommation courante)
  •           Les justificatifs d’achat sont à conserver 3 ans (délai de prescription en matière d’impôt sur le revenu) à partir de la date d’achat,   préférer une facture à un ticket de caisse
  •           Le montant total des justificatifs d’achat de bien ou de prestation de service ne doit pas différer sensiblement du montant débloqué
  •            Contenir autant que faire se peut le délai entre la date de déblocage des fonds et la date d’achat de bien ou de prestation de service.

Pour mémoire, les plus-values sur les sommes débloquées donnent lieu aux prélèvements sociaux (15,5%).

 Elections des Conseils de surveillance des fonds d’épargne salariale Safran
 
A la fin de cette année, les Conseils de surveillance des fonds du P.E.G. Safran seront renouvelés pour les quatre prochaines années. A partir de mi-novembre, vous devrez ainsi élire les représentants salariés de ces Conseils pour les cinq fonds suivants:
  •         Safran Mixte Solidaire
  •        Safran Dynamique
  •        Safran Ethique Solidaire
  •        Safran Tréso
  •    Safran Investissement.
 D’ores et déjà, sachez que:
  •       pour les quatre premiers fonds de la liste ci-dessus:
1 salarie = X parts = 1 voix par fonds
  •       pour le fonds Safran Investissement:
1 salarié = X parts = X voix
 N’hésitez donc pas à souscrire au moins une part dans chacun des fonds si vous n’en possédez pas encore: vous pourrez ainsi exprimer pleinement vos choix lors des prochaines élections!
Calendrier social de septembre
   17 septembre: signature de l’accord relatif au contrat de génération dans le groupe Safran. 
Le Comité Central d’Entreprise Snecma a adopté vendredi 13 septembre un avis favorable sur ce projet d’accord pour lequel les élus C.F.E.-C.G.C. ont apporté leurs votes. En effet, si l’accord laisse encore des possibilités d’amélioration (généralisation de la prime tutorat, pas de disposition relative au D.I.F. seniors, la surprime de départ à la retraite n’est pas reprise, parcours d’intégration insuffisamment précis), il apporte néanmoins des avancées significatives sur nombre de points:
  •  engagements d’embauche de jeunes salariés
  •  recrutement d’au moins 25% de femmes
  •  développement de l’alternance & accroissement des liens avec les établissements scolaires et universitaires
  •  dispositif de temps partiel fin de carrière groupe
  •  amélioration de la participation financière de l’entreprise pour le rachat par le salarié de trimestres de cotisation retraite
  •  assouplissement des conditions d’accès au télétravail.
 
         24 septembre: Commission de suivi de l’accord sur la prévention du stress.
 
Un nouveau bâtiment pour faire du sport

Soucieuse de l’image attractive que SNECMA souhaite avoir vis-à-vis des jeunes, et afin de retenir les nouveaux embauchés, la Direction a décidé de lancer et financer la construction d’un nouveau bâtiment de 600m², situé entre le C.E., et les parkings. Un bâtiment identique sera construit sur le site de Villaroche. Ces salles seront mises à la disposition des C.E. qui auront en charge l’exploitation. Les prestations seront différentes d’un site à l’autre.


Coté planning, la direction prévoit un début des travaux pour décembre 2013, pour une livraison fin 2014.